JEAN MOULIN, UN RESISTANT PARMI LES AUTRES

[Spectacle classique]
30 minutes
7 comédiens et un musicien
Fiche technique : une société spécialisée dans la diffusion sonore dans les espaces publics est intervenue pour amplifier la voix des comédiens.


























Photos :
Studio6 - Sandrine Marichal



Propos

La mairie de Caluire souhaitait finir l’année de commémoration de la mort de Jean Moulin en organisant, à l’occasion de la cérémonie du 11 novembre, un spectacle retraçant le parcours de ce grand résistant devant la maison du Docteur Dugoujon où Jean Moulin fut arrêté par la Gestapo le 23 juin 1943. Le spectacle a été conçu en plusieurs fragments mettant en scène Jean Moulin mais aussi toutes les formes de résistance, rendant ainsi hommage à tous ceux qui se sont engagés pour la France. Il a été imaginé avant tout comme une pièce sonore mêlant jeu en direct et diffusion de voix et documents sonores de l’époque tout en mettant en scène la façade de la maison du Docteur Dugoujon.

 

Le spectacle
De 1939 au 23 juin 1943, on suit Jean Moulin dans son combat pour la France et au gré de ses rencontres, on vit le quotidien des résistants français dans leur pays occupé.



Extrait

Espoirs et désillusions :

Un groupe d’hommes et de femmes dans la rue…

Jeune Homme : arrive en courant… La guerre est finie ! La guerre est finie !

Homme : C’est impossible !

Femme : On a perdu ! Mais qu’est-ce qu’on va devenir !

Homme : On ne peut pas abandonner maintenant !

Jeune Homme : Le plus important, c’est que la guerre soit finie.

Femme : Comment tu peux dire ça ? On a perdu la guerre !

Jeune Homme : Je m’en fous. Ça veut dire que nos soldats vont être libérés et revenir très vite !

Homme : Tu parles ! Ça veut surtout dire que les boches vont nous faire payer !

Jeune Homme : Tu dis n’importe quoi, Pétain a promis de tout faire pour nous sortir de là !

Femme : J’espère pour nous que tu as raison !

Jean Moulin 1 :

Narratrice : Jean Moulin, alors préfet d’Eure-et-Loir, n’a pas entendu le discours du Maréchal Pétain. Il est prisonnier. Il est un des rares hauts fonctionnaires à être resté en place pour maintenir un semblant d’organisation dans son département à l’arrivée des allemands.

Jean Moulin : « Ma chère maman, ma chère Laure. Quand vous recevrez cette lettre, j’aurai sans doute rempli mon dernier devoir. Sur ordre du gouvernement, j’aurai reçu les Allemands et je serai prisonnier. Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger ».

Narrateur : Des soldats allemands veulent obliger le Préfet Moulin à signer un document accusant des tirailleurs sénégalais d’avoir massacré des femmes et des enfants. Jean Moulin refuse. Il est passé à tabac mais il refuse de signer.

Jean Moulin : « Je ne peux pas être complice de cette monstrueuse machination. Je ne peux sanctionner cet outrage à l’armée française et me déshonorer moi-même ».

Narratrice : Craignant de céder, Jean Moulin se tranche la gorge avec un tesson de bouteille. Il est sauvé in extremis. Il n’a pas cédé. Il a dit « Non ! ». Il a résisté.

On voit Jean Moulin mettre son écharpe blanche et son chapeau autour du coup.

 

 

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