LES Z'HUMAINS ENVAHISSENT L'ECOLE...


[Résidence artistique]

Projet sur 12 semaines
5 comédiens et 1 technicien son
Fiche technique : la compagnie est autonome































photos :
Studio6 - Sandrine Marichal


Propos

Les instituteurs des écoles primaires Jules Ferry et Hector Berlioz de Saint-Priest, en partenariat avec le Centre Culturel Théo Argence, ont sollicité la compagnie pour faire découvrir leur dernière création aux élèves. L’idée du projet était que chaque classe du projet rencontre un personnage Z’humain, découvre son univers poétique et de s’en empare pour imaginer et remettre en scène à leur façon le personnage rencontré.

 

Le spectacle
Z’humains : n. m. (mot zéotropien). Héros ordinaire et poétique des pérégrinations urbaines de la compagnie et de toutes les rencontres vécues à ces occasions.
Le réfugié agricole, la collectionneuse de chaussures orphelines, le fileur de mots, le pêcheur d’égout, la conteuse d’histoires sans fin, l’homme-radio et la collectionneuse de paroles décident chacun à leur tour d’aller rencontrer les élèves de six classes de deux écoles primaires. Il faut dire que ces Z’humains adorent raconter leur vie et leur métier à qui veut bien entendre et surtout aux enfants.



Déroulement
Les comédiens ont d’abord suscité la curiosité des élèves en créant une fausse correspondance envoyée par les personnages Z’humains. (lettres, photos, dessins…)

Ensuite chaque comédien est venu jouer un spectacle d’une quarantaine de minutes mettant en scène un Z’humain. A la suite de ce spectacle, le comédien restait dans son rôle pour répondre aux questions des élèves.

Enfin, un autre comédien du projet a mené une série d’ateliers de théâtre avec la classe pour créer avec chaque classe un nouvel épisode de la vie d’un Z’humain.

L’ensemble des petites scènes créées a été joué au Centre Culturel Théo Argence de Saint-Priest.



Extrait

La cireuse de chaussures orphelines…

Je me présente, je suis la cireuse de chaussures orphelines et je suis confuse parce que je crois bien que je suis un tout petit peu en retard à notre rendez-vous ! C’est que ma tournée a été un peu plus longue que prévue alors… Pendant qu’elle parle… Elle met sa blouse, prend un panier, ouvre une malle bleue, prend quelques chaussures qu’elle met dans le panier et va dans son atelier… Elle s’installe cire des chaussures…

Quand j’étais petite, je passais tout mon temps dans la cordonnerie de mon papa ! Dès que je sortais de l’école, je me précipitais à la boutique pour le regarder réparer les chaussures de ses clients ! Je restais là, des heures, collée à son tablier de cuir à observer le moindre de ses gestes. La boutique n’était pas bien grande ; juste assez pour que mon papa et mes deux frères puissent travailler ! Si bien que mon papa me m’a dit un jour : « C’est trop petit ici, si tu veux rester, il faut que tu te rendes utile ! ». Alors pour pouvoir rester, je me suis mise à trier et ranger les chaussures qui traînaient dans l’arrière-boutique : les chaussures d’hommes ici, les chaussures de femmes là, les chaussures d’enfants un peu plus loin… Ensuite, celles qui venaient d’arriver et celles qui étaient prêtes à partir… Un classement si efficace que mon papa et mes frères s’y sont mis tout naturellement. Mon papa m’a alors dit : « Tu n’as plus rien à faire ici ; vas jouer dehors ! »... Moi, je ne voulais pas aller jouer dehors ; ce que je voulais, c’était rester dans la cordonnerie, avec mon papa, au milieu des chaussures ! Alors le lendemain matin, je suis venue discrètement avec une petit boîte de cirage et j’ai ciré toutes les chaussures qui étaient prêtes à partir ! Les clients étaient si contents que mon papa a été obligé de me garder ! Et c’est comme ça que je suis devenue cireuse de chaussures ! Aujourd’hui, je cire dans la rue ! Parce que c’est là qu’il y a du monde et que là où il y a du monde, il y a des chaussures !

Je décrotte, je frotte, je brosse, j’assouplis, je vernis, j’astique, je glace, je cire et je fais briller toute la journée ! Mais attention, quand il s’agit de réparer, de ressemeler, de ferrer ou de clouter ; j’envoie chez le cordonnier !

Un jour, en faisant ma tournée, j’ai découvert un godillot en nubuck noir perdu au coin de la rue, tout seul, abandonné… Il avait triste mine… Il était sale et fatigué… Ça m’a fendu le cœur ! C’est vrai, une chaussure seule, ça ne sert à rien ! Après tout, les chaussures, c’est comme les amoureux, ça va toujours par deux, n’est-ce pas ?

Alors depuis, je recueille toutes les chaussures orphelines… Et je les décrotte, je les frotte, je les brosse, je les assouplis, je les vernis, je les astique, je les glace, je les cire et je les fais briller ! Quand elles ont retrouvé une deuxième jeunesse ; je leur cherche une compagne qui leur ressemble pour faire la paire ! Et quand j’ai refait la paire ; je l’offre à quelqu’un qui en a besoin ! Mais attention ! Pas question de les donner à n’importe qui ! Mes chaussures ont du caractère et croyez-moi, elles ne se laissent pas faire !

 

 

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